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Infractions — Abus de confiance

Avocat abus de confiance Paris & Île-de-France

Mis en cause pour abus de confiance ? Cette infraction sanctionne le détournement d'un bien confié dans le cadre d'un contrat de mandat, de dépôt ou de prêt. La frontière avec le simple litige civil est souvent ténue : un avocat pénaliste évalue précisément votre situation et construit la défense la plus adaptée.

  • Assistance dès l'audition libre ou la garde à vue, disponible 24h/24
  • Distinction précise entre litige civil et infraction pénale
  • Premier appel gratuit — analyse confidentielle de votre dossier
Maître Jeremy Gabison, avocat pénaliste à Paris
24/7
Disponibilité
30 min
Entretien confidentiel garanti
1er appel
Gratuit & confidentiel
Situations concernées

Vous êtes poursuivi pour abus de confiance ?

3 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende (aggravé : jusqu'à 7 ans et 750 000 €)

Plainte pour abus de confiance déposée par un associé, employeur ou partenaire

Convocation ou garde à vue pour détournement de fonds ou de bien

Risque de comparution immédiate ou d'information judiciaire

Menace d'inscription au casier judiciaire et peine d'emprisonnement

Intervention de l'avocat

Comment Maître Gabison vous défend

Analyse de la qualification

Distinction précise entre litige civil et infraction pénale pour contester des poursuites injustifiées.

Assistance en audition

Préparation et encadrement de l'audition libre ou de la garde à vue pour protéger vos déclarations.

Contestation des éléments constitutifs

Mise en évidence de l'absence de détournement ou d'intention frauduleuse pour obtenir une relaxe.

Défense devant le tribunal

Plaidoirie adaptée visant la relaxe, la requalification ou une peine proportionnée à la réalité des faits.

Besoin d'un avocat pénaliste ?

Premier appel gratuit et confidentiel. Disponible 24h/24.

Déroulement

Comment se déroule votre défense

Un accompagnement structuré, du premier échange jusqu'à la résolution de votre affaire.

01

Premier échange

Appel gratuit et confidentiel pour analyser votre situation, évaluer les faits reprochés et les peines encourues.

02

Préparation de la défense

Étude complète du dossier, vérification de la procédure, collecte des éléments favorables et élaboration de la stratégie.

03

Défense devant le tribunal

Plaidoirie devant le tribunal correctionnel, contestation des éléments à charge et présentation des arguments de défense.

Maître Jeremy Gabison en robe d'avocat
“Chaque affaire pénale mérite une défense rigoureuse et personnalisée. Mon engagement est d'assurer à chaque client un accompagnement complet, du premier échange jusqu'à la résolution de son affaire.”

Maître Jeremy Gabison

Avocat pénaliste — Barreau de Paris

L'infraction d'abus de confiance

L'abus de confiance est défini par l'article 314-1 du Code pénal comme le fait par une personne de détourner, au préjudice d'autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu'elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter ou d'en faire un usage déterminé. Il se distingue de l'escroquerie en ce que la remise initiale du bien est volontaire et légitime : c'est l'utilisation ou l'appropriation contraire à l'accord qui constitue l'infraction. Trois éléments constitutifs doivent être réunis : une remise préalable du bien dans le cadre d'un contrat (mandat, dépôt, prêt, bail, contrat de travail), un détournement ou une appropriation contraire à l'usage convenu, et une intention frauduleuse. La peine de base est de 3 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende. Des circonstances aggravantes portent la peine à 5 ans (victime vulnérable, abus d'une mission d'intérêt général) ou à 7 ans et 750 000 € (personne faisant appel public à l'épargne, mandataire de justice — articles 314-2 et 314-3 du Code pénal).

La procédure en matière d'abus de confiance

L'abus de confiance est généralement poursuivi après dépôt de plainte par la victime, parfois complété d'une constitution de partie civile devant le doyen des juges d'instruction. L'enquête est confiée à la police judiciaire ou, pour les dossiers financiers complexes, à des services spécialisés (brigade financière, DRPJ). Une audition libre ou un placement en garde à vue peut intervenir dès le début de l'enquête. Selon l'ampleur des sommes et la complexité du dossier, la procédure peut déboucher sur une convocation par procès-verbal (CPPV) pour comparaître devant le tribunal correctionnel, une comparution immédiate pour les faits récents et simples, une information judiciaire pour les dossiers complexes (abus en bande organisée, montages financiers), ou une CRPC si l'auteur reconnaît les faits et que le parquet y consent. L'action publique se prescrit par 6 ans à compter du jour où l'infraction est apparue ou aurait pu être constatée (article 8 du Code de procédure pénale).

La stratégie de défense

La défense en matière d'abus de confiance repose sur plusieurs axes. Contester les éléments constitutifs : démontrer l'absence de remise préalable valable dans le cadre d'un contrat défini, l'absence de détournement (usage conforme à l'accord initial), ou l'absence d'intention frauduleuse (erreur de gestion, bonne foi, désaccord sur les conditions du contrat). De nombreuses poursuites reposent sur des situations qui relèvent en réalité d'un simple contentieux civil. Contester la qualification retenue : l'abus de confiance peut être confondu avec l'escroquerie, le vol, l'abus de biens sociaux ou la banqueroute. La requalification peut avoir des conséquences directes sur les peines encourues. L'avocat vérifie également la prescription : si plus de 6 ans se sont écoulés depuis la découverte des faits, l'action publique peut être éteinte. Lorsque les faits sont difficiles à contester, négocier une CRPC permet d'éviter le procès public et d'obtenir une peine proportionnée — sursis probatoire, amende ou travail d'intérêt général.

L'importance d'un avocat pénaliste

L'abus de confiance se situe à la frontière du droit pénal et du droit civil, ce qui exige une analyse juridique précise pour déterminer si les faits reprochés constituent réellement une infraction pénale ou relèvent d'une action civile. Cette distinction peut conduire à une relaxe en cas de poursuites injustifiées ou à une requalification favorable si la caractérisation pénale est insuffisante. Maître Jérémy Gabison intervient à toutes les étapes : assistance lors de l'audition libre ou de la garde à vue pour encadrer les déclarations et protéger vos droits, examen du dossier d'instruction, préparation de l'audience et plaidoirie devant le tribunal correctionnel, appel en cas de condamnation. Une intervention précoce est déterminante pour orienter la stratégie et anticiper les arguments de l'accusation avant qu'ils ne s'imposent.
FAQ

Questions fréquentes

L'abus de confiance simple est puni de 3 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende (article 314-1 du Code pénal). Des circonstances aggravantes portent la peine à 5 ans (victime vulnérable, abus d'une mission d'intérêt général) ou à 7 ans et 750 000 € (personne faisant appel public à l'épargne, mandataire de justice). En pratique, un premier délit sans antécédents peut se conclure par un sursis probatoire ou une peine d'amende.

L'action publique pour abus de confiance se prescrit par 6 ans à compter du jour où l'infraction est apparue et a pu être constatée (article 8 du Code de procédure pénale). Pour les infractions dissimulées, le point de départ est reporté au jour de la découverte des faits. Une plainte déposée plus de 6 ans après les faits — ou après leur découverte — peut être irrecevable pour prescription.

Oui. La victime d'un abus de confiance peut se constituer partie civile pour obtenir réparation de son préjudice. Elle peut déposer une plainte avec constitution de partie civile directement auprès du doyen des juges d'instruction, ce qui déclenche l'ouverture d'une information judiciaire. Elle peut également se constituer partie civile à l'audience correctionnelle pour demander des dommages et intérêts au tribunal.

L'abus de confiance suppose une remise volontaire et légitime du bien (dans le cadre d'un mandat, d'un dépôt ou d'un prêt) suivie d'un détournement. L'escroquerie implique des manœuvres frauduleuses pour obtenir la remise (faux, mise en scène, mensonge). L'escroquerie est punie de 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende. L'avocat analyse la qualification retenue et peut contester la requalification abusive d'un litige civil en infraction pénale.

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