Guide — Convocation policeÀ traiter rapidement

J'ai reçu une convocation OPJ : que faire ?

Vous avez reçu une convocation par un officier de police judiciaire (OPJ) ou la gendarmerie. Ce n'est pas anodin : ce que vous direz lors de cette audition peut être utilisé contre vous. Préparation et bon réflexes sont indispensables.

Maître Jérémy Gabison, avocat pénaliste à Paris
À faire maintenant

Les premières étapes

1

Lisez attentivement la convocation

Date, heure, lieu, motif si indiqué, qualité (témoin, victime, suspect, audition libre). Chaque mot a son importance — il vous donne déjà des indices sur votre statut.

2

N'ignorez surtout pas la convocation

Ne pas s'y présenter expose à une interpellation forcée. Si vous ne pouvez pas vous y rendre à la date prévue, contactez le service pour demander un report.

3

Consultez un avocat avant l'audition

Même pour une audition libre, parler à un avocat avant est précieux. Maître Gabison vous explique vos droits et prépare avec vous votre intervention au commissariat.

4

Préparez vos déclarations

L'audition n'est pas un échange improvisé. Pensez à ce que vous savez, à ce que vous pouvez dire, à ce qu'il vaut mieux ne pas dire. L'avocat vous y aide.

Ne perdez pas de temps

Premier appel gratuit. Maître Gabison intervient 24h/24 en urgence.

Comprendre votre convocation

Une convocation OPJ peut vous être adressée à plusieurs titres : témoin, victime, suspect ou pour une audition libre. Le statut change tout. Si vous êtes convoqué comme suspect ou en audition libre, vous avez le droit d'être assisté par un avocat dès le début de l'audition. Ce droit doit vous être notifié au début de l'audition.

L'audition libre : un piège fréquent

L'audition libre (article 61-1 du Code de procédure pénale) est utilisée pour entendre une personne soupçonnée sans la placer en garde à vue. Vous pouvez en théorie partir à tout moment. En pratique, elle aboutit souvent à des déclarations qui se retournent contre la personne. Toujours consulter un avocat avant.

Vos droits pendant l'audition

Si vous êtes entendu comme suspect, vous avez : le droit d'être informé des faits reprochés, le droit au silence (vous pouvez refuser de répondre), le droit à un avocat, le droit à un interprète si nécessaire. Ces droits doivent vous être rappelés. S'ils ne le sont pas, l'audition peut être annulée.

Pourquoi parler à un avocat avant

Une audition n'est jamais anodine. Tout ce que vous dites est consigné dans un procès-verbal qui sera lu par le procureur, et qui peut servir à fonder des poursuites. Un avocat vous aide à : comprendre les enjeux, anticiper les questions, savoir ce qu'il faut dire et ne pas dire, éviter les pièges classiques des enquêteurs. Ce conseil préalable peut changer le cours d'une affaire.

Que peut-il se passer après l'audition ?

À l'issue de l'audition, plusieurs scénarios : vous êtes laissé libre sans suite, vous êtes placé en garde à vue (si l'OPJ estime que c'est nécessaire), vous êtes convoqué à une date ultérieure pour une nouvelle audition ou pour une comparution devant le tribunal. Dans tous les cas, votre avocat anticipe la suite.

Où nous trouver

Avocat pénaliste à Paris et en Île-de-France

Questions fréquentes

Vos questions

Pour une convocation pour audition libre, vous n'êtes pas légalement contraint de vous y rendre — mais ne pas y aller expose à une interpellation forcée et à une garde à vue. Mieux vaut s'y présenter, accompagné d'un avocat.

Oui. Vous avez le **droit au silence**. Vous pouvez choisir de ne répondre à aucune question, ou seulement à certaines. Cela ne constitue pas une preuve de culpabilité. C'est un droit fondamental.

Oui, en audition libre comme en garde à vue, l'avocat assiste à l'audition. Il peut prendre des notes, intervenir pour faire respecter vos droits, et préparer la suite avec vous.

Le premier appel est gratuit pour évaluer la situation. Les modalités d'honoraires sont expliquées en toute transparence dès cet échange, avant tout engagement.

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