La comparution immédiate est une procédure de jugement rapide permettant de traduire une personne devant le tribunal correctionnel dans les heures suivant sa garde à vue. Cette rapidité suscite légitimement des interrogations sur les peines encourues et les sanctions effectivement prononcées dans ce cadre.
Les peines prononcées en comparution immédiate obéissent aux mêmes règles que celles applicables devant le tribunal correctionnel statuant selon les procédures classiques. Toutefois, le contexte particulier de cette procédure — urgence, délai de préparation limité, profil des affaires concernées — peut influencer la nature et le quantum des sanctions.
Comprendre les peines encourues en comparution immédiate et les facteurs qui déterminent leur prononcé permet d'appréhender les enjeux de cette audience. L'avocat joue un rôle essentiel pour éclairer son client sur ces risques et plaider en faveur d'une peine adaptée. Chaque situation étant spécifique, les éléments présentés dans cet article ont une vocation pédagogique générale.
Quelles infractions sont jugées en comparution immédiate ?
Le champ d'application de la procédure
La comparution immédiate est réservée aux délits, à l'exclusion des crimes et des contraventions. L'article 395 du Code de procédure pénale définit les conditions de recours à cette procédure.
Condition relative à la peine encourue : La comparution immédiate est applicable aux délits punis d'une peine d'emprisonnement d'au moins deux ans dans le cas général, ou d'au moins six mois en cas de flagrant délit.
Condition relative à l'état du dossier : Les charges réunies doivent apparaître suffisantes et l'affaire doit être en état d'être jugée immédiatement. Le procureur de la République apprécie si les éléments de l'enquête permettent un jugement sans investigation complémentaire.
Les infractions fréquemment concernées
Dans la pratique, certaines catégories d'infractions sont plus fréquemment orientées vers la comparution immédiate.
Les atteintes aux personnes : violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail, violences conjugales, agressions, menaces.
Les atteintes aux biens : vols simples ou aggravés, vols avec violence, recels, dégradations.
Les infractions à la législation sur les stupéfiants : usage, détention, cession, transport de produits stupéfiants.
Les outrages et rébellions : outrages à personnes dépositaires de l'autorité publique, rébellion lors d'une interpellation.
Les infractions routières graves : conduite sous l'empire d'un état alcoolique ou après usage de stupéfiants, conduite malgré suspension ou annulation du permis, refus d'obtempérer.
Les infractions en matière de séjour : certaines infractions liées à l'entrée ou au séjour irrégulier sur le territoire.
Quelles sont les peines encourues selon les infractions ?
Le principe : les peines prévues par le Code pénal
Les peines encourues en comparution immédiate sont celles prévues par le Code pénal pour chaque infraction. La procédure de comparution immédiate n'entraîne ni aggravation ni diminution des peines légalement prévues.
Le tribunal correctionnel peut prononcer toute peine prévue par la loi pour l'infraction poursuivie, dans la limite du maximum légal. Il dispose d'un pouvoir d'individualisation lui permettant d'adapter la sanction à la personnalité du prévenu et aux circonstances de l'espèce.
Les peines principales encourues pour les infractions courantes
Violences volontaires : Les peines varient selon la gravité des blessures causées. Les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à huit jours sont punies de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende lorsqu'elles sont commises avec une circonstance aggravante (article 222-13 du Code pénal). Les violences ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours sont punies de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende (article 222-11), peine portée à cinq ans et 75 000 euros en présence de circonstances aggravantes.
Vol simple : Le vol est puni de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende (article 311-3 du Code pénal).
Vol aggravé : Les circonstances aggravantes (réunion, violence, effraction, etc.) portent la peine à cinq ans, sept ans ou dix ans d'emprisonnement selon leur nature et leur cumul (articles 311-4 et suivants).
Usage de stupéfiants : L'usage illicite de stupéfiants est puni d'un an d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende (article L. 3421-1 du Code de la santé publique).
Cession ou transport de stupéfiants : Ces faits sont punis de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende (article 222-39 du Code pénal), voire de dix ans pour le trafic (article 222-37).
Conduite en état alcoolique : La conduite avec un taux d'alcool égal ou supérieur à 0,80 g/l de sang est punie de deux ans d'emprisonnement et 4 500 euros d'amende (article L. 234-1 du Code de la route).
Conduite après usage de stupéfiants : Cette infraction est punie de deux ans d'emprisonnement et 4 500 euros d'amende (article L. 235-1 du Code de la route).
Outrage à personne dépositaire de l'autorité publique : L'outrage est puni d'un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende (article 433-5 du Code pénal).
Rébellion : La rébellion est punie d'un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende, portés à deux ans et 30 000 euros si elle est commise en réunion (article 433-7 du Code pénal).
Les circonstances aggravantes
De nombreuses infractions voient leurs peines aggravées en présence de circonstances particulières définies par la loi.
Circonstances aggravantes fréquentes : état de récidive légale, commission en réunion, usage ou menace d'une arme, commission sur une personne vulnérable (mineur, personne âgée, personne handicapée), commission par une personne dépositaire de l'autorité publique, commission sur un conjoint ou concubin.
Ces circonstances peuvent doubler, voire tripler, le quantum de la peine encourue. Le tribunal apprécie leur caractérisation au vu des éléments du dossier.
Quelles peines le tribunal peut-il effectivement prononcer ?
La peine d'emprisonnement
Le tribunal correctionnel peut prononcer une peine d'emprisonnement dans la limite du maximum prévu par la loi pour l'infraction poursuivie.
L'emprisonnement ferme : La peine d'emprisonnement peut être prononcée sans sursis, entraînant l'incarcération immédiate du condamné. En comparution immédiate, les peines d'emprisonnement ferme sont relativement fréquentes, notamment pour les infractions graves ou en cas de récidive.
L'emprisonnement avec sursis simple : Le tribunal peut assortir tout ou partie de la peine d'un sursis simple. En cas de sursis total, la personne n'est pas incarcérée mais reste sous la menace d'une mise à exécution de la peine en cas de nouvelle condamnation dans le délai de cinq ans.
L'emprisonnement avec sursis probatoire : Le sursis probatoire (anciennement sursis avec mise à l'épreuve) soumet le condamné à des obligations pendant une durée déterminée : obligation de travail, de soins, de formation, interdiction de contact avec la victime, obligation d'indemnisation. La violation de ces obligations peut entraîner la révocation du sursis.
Les peines alternatives à l'emprisonnement
Le tribunal peut prononcer des peines alternatives à l'emprisonnement, prévues aux articles 131-3 et suivants du Code pénal.
Le travail d'intérêt général (TIG) : Le condamné effectue un travail non rémunéré au profit d'une collectivité ou d'une association. La durée est comprise entre 20 et 400 heures. Le TIG suppose l'accord du prévenu, qui doit être présent à l'audience.
Le stage de citoyenneté ou de sensibilisation : Le tribunal peut ordonner l'accomplissement d'un stage (stage de sensibilisation à la sécurité routière, stage de responsabilité parentale, stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants, etc.).
Le jour-amende : Le condamné doit verser au Trésor public une somme déterminée pour chaque jour de condamnation. Le montant journalier et le nombre de jours sont fixés par le tribunal. Le non-paiement peut entraîner l'incarcération.
La détention à domicile sous surveillance électronique : Le condamné purge sa peine à son domicile, sous le contrôle d'un bracelet électronique.
L'amende
Le tribunal peut prononcer une peine d'amende, seule ou en complément d'une autre peine. Le montant est fixé en tenant compte des ressources et des charges du prévenu.
L'amende peut être prononcée avec sursis, total ou partiel.
Les peines complémentaires
Outre la peine principale, le tribunal peut prononcer des peines complémentaires adaptées à la nature de l'infraction.
En matière routière : suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de conduire certains véhicules, obligation d'accomplir un stage de sensibilisation à la sécurité routière, confiscation du véhicule.
En matière de violences : interdiction de contact avec la victime, interdiction de paraître dans certains lieux, obligation de soins, retrait de l'autorité parentale dans les cas graves.
En matière de stupéfiants : confiscation des substances et des biens ayant servi à l'infraction, obligation de soins.
De manière générale : interdiction des droits civiques, interdiction d'exercer une activité professionnelle, confiscation d'objets, affichage ou diffusion de la décision.
Quels facteurs influencent le prononcé de la peine ?
Les critères légaux d'individualisation
L'article 132-1 du Code pénal impose au tribunal de prononcer une peine individualisée, tenant compte des circonstances de l'infraction et de la personnalité de son auteur.
Les circonstances de l'infraction : gravité des faits, préjudice subi par la victime, mode opératoire, contexte de commission.
La personnalité de l'auteur : antécédents judiciaires, situation familiale, professionnelle et sociale, efforts d'insertion ou de réinsertion, comportement depuis les faits.
Les intérêts de la victime : nécessité de garantir la réparation du préjudice, mesures de protection à mettre en œuvre.
Le casier judiciaire et la récidive
Le casier judiciaire du prévenu joue un rôle déterminant dans l'appréciation de la peine.
L'absence d'antécédent : Un casier judiciaire vierge constitue un élément favorable, permettant généralement d'obtenir une peine plus clémente ou assortie d'un sursis.
Les antécédents judiciaires : Des condamnations antérieures, même non constitutives de récidive légale, peuvent conduire le tribunal à prononcer une peine plus sévère.
La récidive légale : Lorsque les conditions de la récidive légale sont réunies (nouvelle infraction de même nature dans un certain délai après une condamnation définitive), le maximum de la peine encourue est doublé. La récidive constitue un facteur d'aggravation significatif.
La reconnaissance des faits et le comportement à l'audience
L'attitude du prévenu lors de l'audience peut influencer l'appréciation du tribunal.
La reconnaissance des faits, les regrets exprimés, la prise de conscience de la gravité des actes constituent des éléments généralement perçus favorablement.
À l'inverse, la contestation de faits établis, l'absence de remise en question ou un comportement irrespectueux peuvent conduire à une appréciation plus sévère.
Les garanties d'insertion
Les éléments démontrant une insertion sociale et professionnelle stable constituent des facteurs favorables.
Un emploi, une formation en cours, un projet professionnel structuré, une situation familiale stable, un logement, un suivi médical ou thérapeutique engagé : ces éléments permettent au tribunal d'envisager des peines alternatives à l'incarcération ou des peines assorties de sursis.
Les peines prononcées en comparution immédiate sont-elles plus sévères ?
Une perception répandue
Une perception répandue consiste à considérer que les peines prononcées en comparution immédiate sont plus sévères que celles prononcées dans le cadre des procédures classiques. Cette perception repose sur plusieurs éléments.
Le contexte de l'audience — urgence, délai de préparation limité, fatigue du prévenu sortant de garde à vue — peut créer un climat défavorable à la défense.
Les affaires orientées vers la comparution immédiate concernent souvent des faits relativement graves ou des personnes présentant des antécédents judiciaires, ce qui explique statistiquement des peines plus lourdes.
Une réalité nuancée
En réalité, les peines prononcées en comparution immédiate ne sont pas automatiquement plus sévères. Le tribunal applique les mêmes critères d'individualisation que dans les procédures classiques.
La différence tient principalement au temps de préparation de la défense. Avec un délai très court, l'avocat dispose de moins de temps pour réunir des éléments favorables (attestations, justificatifs d'insertion, certificats médicaux) et pour préparer une argumentation approfondie sur la peine.
C'est pourquoi le droit de demander un délai pour préparer sa défense (article 397-1 du Code de procédure pénale) constitue une garantie importante. Ce délai permet de présenter au tribunal une image plus complète de la personnalité du prévenu et de ses perspectives d'insertion.
L'importance de la défense
La qualité de la défense joue un rôle déterminant dans l'issue de l'audience, y compris sur la peine. Un avocat préparé, disposant d'éléments sur la personnalité de son client, peut plaider efficacement pour une peine adaptée, même dans le cadre contraint de la comparution immédiate.
Quel est le rôle de l'avocat face aux peines encourues ?
L'information sur les risques encourus
L'avocat informe son client des peines légalement encourues pour les faits qui lui sont reprochés. Cette information permet au prévenu de mesurer la gravité de sa situation et les enjeux de l'audience.
L'avocat contextualise cette information en tenant compte des circonstances de l'espèce, du casier judiciaire du client et des pratiques habituelles du tribunal. Il donne une appréciation réaliste des risques sans créer d'inquiétude excessive ni minimiser les enjeux.
La préparation de la défense sur la peine
Même lorsque la culpabilité semble difficile à contester, l'avocat prépare une défense sur la peine. Cette plaidoirie vise à obtenir la sanction la plus adaptée à la situation personnelle du prévenu.
L'avocat rassemble les éléments favorables : justificatifs d'emploi, attestations de proches, certificats de formation ou de soins, tout document démontrant une insertion sociale ou des efforts de réinsertion.
Il prépare une argumentation mettant en perspective les faits reprochés avec le parcours de vie du prévenu, les circonstances ayant conduit à l'infraction et les perspectives d'avenir.
La plaidoirie devant le tribunal
Lors de l'audience, l'avocat plaide sur la culpabilité si des éléments le permettent, puis sur la peine.
La plaidoirie sur la peine vise à humaniser le prévenu, à expliquer le contexte des faits sans les excuser, à présenter les garanties d'insertion et à proposer une peine adaptée.
L'avocat peut solliciter des peines alternatives à l'emprisonnement (travail d'intérêt général, sursis probatoire avec obligations de soins ou de travail), un quantum d'emprisonnement limité ou un aménagement de peine.
Le suivi post-audience
En cas de condamnation à une peine d'emprisonnement ferme, l'avocat informe son client des voies de recours (appel) et des possibilités d'aménagement de peine.
Si la peine prononcée est inférieure ou égale à un an (ou deux ans dans certains cas), elle peut faire l'objet d'un aménagement ab initio : semi-liberté, placement extérieur, détention à domicile sous surveillance électronique. L'avocat peut assister son client dans ces démarches.
Quels sont les recours contre la peine prononcée ?
L'appel de la décision
La personne condamnée en comparution immédiate peut faire appel du jugement dans un délai de dix jours à compter de son prononcé. L'appel porte sur la culpabilité, sur la peine ou sur les deux.
L'affaire est alors réexaminée par la cour d'appel (chambre des appels correctionnels), qui statue à nouveau sur l'ensemble du dossier. La cour peut confirmer le jugement, l'infirmer partiellement ou totalement, aggraver ou réduire la peine.
En cas d'appel du condamné seul, la cour ne peut pas aggraver la peine prononcée en première instance. Si le procureur fait également appel, l'aggravation devient possible.
L'aménagement de peine
Lorsqu'une peine d'emprisonnement ferme est prononcée, des aménagements peuvent être sollicités auprès du juge de l'application des peines.
Pour les peines inférieures ou égales à un an (ou deux ans dans certaines conditions), l'aménagement peut être envisagé dès le prononcé ou rapidement après. Les modalités possibles comprennent la semi-liberté, le placement extérieur et la détention à domicile sous surveillance électronique.
L'avocat peut accompagner son client dans ces démarches et plaider devant le juge de l'application des peines pour obtenir un aménagement adapté.
À retenir
Les peines encourues en comparution immédiate sont celles prévues par le Code pénal pour chaque infraction. La procédure de comparution immédiate n'entraîne en elle-même ni aggravation ni diminution des peines légales.
Le tribunal correctionnel dispose d'un large pouvoir d'individualisation lui permettant d'adapter la sanction aux circonstances de l'infraction et à la personnalité du prévenu. Les peines prononcées vont de l'amende simple aux peines d'emprisonnement ferme, en passant par les sursis, le travail d'intérêt général et les diverses peines complémentaires.
Le casier judiciaire, la récidive, les garanties d'insertion et l'attitude à l'audience constituent des facteurs déterminants dans l'appréciation de la peine.
L'avocat joue un rôle essentiel pour éclairer son client sur les risques encourus, préparer une défense sur la peine et plaider en faveur d'une sanction adaptée. Le droit de demander un délai pour préparer sa défense permet, lorsqu'il est exercé, de réunir des éléments favorables et de présenter un dossier plus complet au tribunal.
Questions fréquentes
La peine encourue est-elle la peine automatiquement prononcée ?
Non. La peine encourue est le maximum prévu par la loi. Le tribunal prononce une peine individualisée, qui peut être très inférieure au maximum légal. Une personne encourant cinq ans d'emprisonnement peut être condamnée à quelques mois avec sursis ou à une peine alternative.
Peut-on éviter la prison en comparution immédiate ?
Oui. Le tribunal peut prononcer des peines alternatives à l'emprisonnement (travail d'intérêt général, amende, stage) ou des peines d'emprisonnement assorties d'un sursis total. L'absence d'antécédent et la présentation de garanties d'insertion favorisent ce type de décision.
La récidive entraîne-t-elle automatiquement la prison ferme ?
Non, mais la récidive constitue un facteur d'aggravation significatif. Le tribunal n'est pas tenu de prononcer une peine d'emprisonnement ferme, mais les peines sont généralement plus sévères en cas de récidive légale.
Puis-je connaître la peine avant l'audience ?
Non. La peine est prononcée par le tribunal à l'issue de l'audience, après examen du dossier et plaidoiries. L'avocat peut donner une appréciation des risques encourus, mais la décision appartient au tribunal.
L'avocat peut-il faire réduire la peine ?
L'avocat ne peut pas garantir une réduction de peine, mais son intervention peut influencer favorablement la décision du tribunal. Une plaidoirie efficace, présentant des éléments de personnalité et des garanties d'insertion, peut conduire à une peine plus adaptée que celle qui aurait été prononcée sans défense préparée.
Les peines prononcées en comparution immédiate sont-elles plus lourdes qu'ailleurs ?
Pas automatiquement. Les peines dépendent de la gravité des faits, du casier judiciaire et de la situation personnelle du prévenu. Le contexte de la comparution immédiate (temps de préparation limité) peut toutefois rendre plus difficile la présentation d'éléments favorables, d'où l'importance du droit de demander un délai.
Conclusion
La comparution immédiate expose la personne poursuivie à l'ensemble des peines prévues par le Code pénal pour l'infraction concernée. De l'amende à l'emprisonnement ferme, en passant par les peines alternatives et les sursis, l'éventail des sanctions possibles est large et dépend de nombreux facteurs.
L'individualisation de la peine, principe fondamental du droit pénal français, permet au tribunal d'adapter la sanction aux circonstances de l'infraction et à la personnalité de son auteur. Le casier judiciaire, les garanties d'insertion, le comportement depuis les faits et la qualité de la défense présentée constituent autant d'éléments susceptibles d'influencer la décision.
L'avocat joue un rôle déterminant pour éclairer son client sur les peines encourues, préparer une défense efficace et plaider en faveur d'une sanction proportionnée. Son intervention est d'autant plus importante que le temps de préparation est limité dans le cadre de cette procédure.
Chaque situation présentant des caractéristiques propres, les informations contenues dans cet article ont une portée générale et ne sauraient se substituer à l'analyse individualisée d'un dossier par un professionnel du droit.
Article à caractère informatif — Droit applicable au jour de la rédaction — Gabison Avocat